Assurance vie:mode d’emploi

Finance / Budget

Prévoir sa retraite, programmer sa succession ou simplement vouloir épargner en vue d’un projet, l’utilité de l’assurance vie est multiple. Les Français ne s’y trompent d’ailleurs pas en faisant de ce produit d’épargne le numéro 1 en termes de dépôt, devant le Livret A.

Ainsi, les contrats d’assurance vie sont de plus en plus fréquents, y compris ouverts pour des enfants mineurs. Outre l’absence de droits de succession pour tout montant inférieur à 152 500 euros, ils comptent également d’autres avantages. C’est le cas d’un rendement plus élevé que les livrets, qu’ils soient règlementés ou non et de l’exonération d’impôt. Seule condition concernant ce dernier point, le contrat doit être maintenu ouvert pour une durée minimale de huit années.

Si sa souscription est simple, il convient par la suite de faire plusieurs choix, pour certains modifiables, pour d’autres irréversibles. Autant alors en connaître tous les éléments dès le début pour des choix réfléchis.

<>La gestion aisée du contrat d’assurance vie<>

Tout d’abord, l’ouverture d’un contrat d’assurance vie est particulièrement aisée, surtout depuis l’arrivée des banques et assureurs sur Internet. Il suffit alors de compléter la fiche de renseignements directement sur le site Internet du prestataire souhaité. La procédure dispose de la même simplicité concernant les établissements traditionnels, à réaliser directement en agence.

Vient alors la question du mode de gestion. En effet, plusieurs sont disponibles, à commencer par la gestion libre. Le souscripteur du contrat est alors seul décisionnaire de son investissement, choisissant par ses propres soins ses fonds de placement.

La gestion profilée est, elle, plus sécurisée. L’investisseur définit dès l’ouverture du contrat son profil d’investisseur en fonction de ses objectifs de rendement et du risque qu’il accepte de prendre. Plus sécurisée encore, la gestion pilotée, autrement appelée gestion à horizon. Celle-ci évolue en fonction de l’âge de l’assuré. Ainsi, dans un premier temps, le placement est d’abord risqué avant de devenir de plus en plus sécurisé à l’approche de la fin du contrat pour protéger les sommes investies en vue, par exemple, d’un complément de revenu à la retraite. Cette solution est plus particulièrement adaptée pour tous ceux souhaitant placer leurs économies sur le long terme, sans intention de procéder à des rachats.

Enfin, dernier mode de gestion très répandu, la gestion sous mandat. Celle-ci convient tout particulièrement aux souscripteurs ne souhaitant pas s’occuper de leur contrat. Seule condition, les assureurs proposent bien souvent ce service pour des investissements importants. Le principe en est simple : le contrat est confié entre les mains d’experts financiers offrant l’assurance de résultats et de bons rendements sans s’en préoccuper.

Concernant les versements, plusieurs solutions sont une nouvelle fois proposées par les assureurs. Tout d’abord, le plus commun, le versement libre. Après un premier dépôt lors de la souscription, les autres versements sont sans contrainte. Les établissements financiers sont cependant nombreux à demander alors un premier versement plus important.

Le dépôt périodique permet, lui, de verser régulièrement des sommes d’argent sur le compte, généralement de façon mensuelle par virement automatique. Le contrat d’échéance peut également être établi trimestriellement ou même annuellement. Il reste, en même temps, tout à fait possible de réaliser des versements complémentaires entre deux échéances.

Dernier point important concernant la gestion de contrat d’assurance vie, celle de la clause bénéficiaire. En effet, celle-ci permet de définir qui sera l’héritier des fonds ainsi placés en cas de décès de l’assuré. Si ce point n’est pas obligatoire, il est cependant conseillé de le préciser pour permettre de placer les sommes d’argent hors succession et donc bénéficier de l’exonération sur les droits de succession. Elle se doit d’être cependant rédigée avec précision pour ne pas prêter à confusion, l’idéal étant d’indiquer de manière nominative les personnes, en précisant les noms, prénoms, date de naissance et adresse.

En outre, il est également conseillé d’indiquer des bénéficiaires de deuxième rang qui hériteront alors des sommes épargnées si le premier bénéficiaire est déjà décédé préalablement à l’assuré.

Il est également important d’être vigilant concernant cette désignation de personnes. En effet, une fois acceptée par le bénéficiaire lui-même, il est alors plus difficile de dénoncer cette clause.

<>Des modifications au contrat d’assurance vie particulièrement encadrées<>

Une fois le contrat d’assurance vie signé, il existe plusieurs possibilités de modification. Premier d’entre eux et le plus important ces dernières années, l’amendement Fourgous. Celui-ci permet en effet, depuis 2005, de basculer son contrat monosupport en fonds euros, en contrat multisupport comprenant une part en fonds euros et une autre en unités de comptes, par exemple en actions, tout en conservant l’antériorité fiscale du produit. Chaque souscripteur peut ainsi disposer de possibilités d’investissement élargies pour un meilleur rendement. L’un des autres atouts de l’assurance vie est également la possibilité de disposer de son argent avant le terme des huit années. Une seule contrainte, l’application de la fiscalité dans ce cas, à bien connaître avant.

D’autre part, la clause bénéficiaire peut être associée à une clause de démembrement. L’objectif de celle-ci est de donner au conjoint survivant des droits différents avec la transmission de l’usufruit à ce dernier et la nue-propriété aux enfants. Ainsi, l’époux ou le partenaire de PACS peut disposer d’un revenu tout en assurant les enfants d’un capital.

L’assurance vie permet également de disposer du capital ainsi placé selon deux procédés : les avances et des rachats. Les premiers s’apparentent à un prêt consenti au souscripteur par l’assureur ou le banquier chez lequel est détenu le compte. Seule règle, ce montant doit être inférieur à 80 % de l’épargne constituée sur des contrats monosupport en euros et 60 % sur les multisupport. Cette solution permet alors de disposer de liquidités en cas de besoin. Leur avantage est également de n’être soumis à aucun prélèvement social. En outre, le contrat continue à être rémunéré sur l’ensemble du capital constitué. Reste le coût de cette option, variable suivant les établissements.

Enfin, le rachat est réalisé avant le terme du contrat. Celui-ci se répartit entre partiel et total. Le principal inconvénient de ce rachat est l’imposition qui y est associée, fonction de l’ancienneté du contrat.

Autant de points, parmi d’autres, à bien connaître concernant les contrats d’assurance vie.




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