Les différentes cartes bancaires

Finance / Budget

Depuis les premiers modèles émis en 1914 par la banque Western Union, alors constitués par une carte en métal, les cartes bancaires n’ont cessé d’évoluer, intégrant aujourd’hui une puce électronique, et ont révolutionné la vie quotidienne des français en leur offrant un nouveau moyen de paiement, leur permettant le règlement d’achats, le retrait d’espèces, ainsi que le paiement à distance. Si plusieurs prestataires, tels que Visa, MasterCard, American Express…, proposent leurs propres moyens de paiement, il est possible de regrouper l’ensemble des cartes bancaires en quatre catégories différentes.!

La première catégorie regroupe l’ensemble des cartes à autorisation systématique, celles-ci se caractérisent, comme leur nom l’indique, par la nécessité, lors de la validation de chaque transaction, d’interroger le compte du titulaire afin de vérifier que le paiement demandé sera totalement couvert, à défaut la transaction sera rejetée. Dans la majorité des cas, ces cartes sont réservées par les banques aux clients considérés à risques, et constituent ainsi une sécurité pour l’établissement. L’utilisation d’un tel moyen de paiement engendre donc quelques difficultés ; en effet, la nécessité de vérifier auprès de la banque la solvabilité du client rend la transaction plus longue, de plus certains établissements, ne disposant pas de l’équipement nécessaire, se voient contraints de refuser ces moyens de paiement. Les cartes les plus connues appartenant à cette catégorie sont la carte Visa Electron, diffusée par le groupe Visa International Service Association, et la carte Maestro, diffusé par le groupe MasterCard.

La deuxième catégorie est constituée par les cartes de débit, souvent proposées, au choix du client, sous forme de carte à débit immédiat, l’ensemble des dépenses étant répercuté au jour le jour sur le compte de celui-ci, ou, le plus souvent moyennant le paiement d’un supplément, sous forme de carte à débit différé, le paiement des transactions étant cette fois-ci reporté à une date fixe dans le mois. Ce type de carte doit obligatoirement être associé à un compte courant, sur lequel seront prélevées les sommes dépensées.

La troisième catégorie concerne les cartes de crédit ; à l’inverse des précédentes, celles-ci ne sont pas forcément associées à un compte de dépôt ; en effet, leur mécanisme de fonctionnement s’appuie sur une réserve d’argent, le client payant ses achats par le remboursement des échéances de cette dernière. Ce type de carte n’est pas uniquement proposé par les organismes bancaires mais est aussi distribué par certaines enseignes de grand magasin, comme, par exemple, la Carte Pass, du groupe Carrefour. Face aux nombreux problèmes provoqués par ce genre de crédits renouvelables, la loi MURCEF du 11 décembre 2001 a imposé l’apposition, sur ces cartes, de la mention « carte de crédit ».

La dernière catégorie, apparue plus récemment, regroupe ce que l’on désigne sous le nom de porte-monnaie électronique, consistant en réalité en une carte réservée aux petites dépenses. En France, ce type de carte est essentiellement représenté par Moneo. Bien que présente depuis plus de dix ans, ce moyen de paiement semble, contrairement aux autres produits, ne pas trouver son public, même si des perspectives de développement apparaissent avec la possibilité d’intégrer ce dispositif à la prochaine génération de téléphones portables.

Du fait de leur côté pratique, les cartes bancaires gratuites ont rapidement pris une place importante dans la vie quotidienne des français, celles-ci sachant évoluer avec le temps puisqu’elles permettent, aujourd’hui, de régler les achats, de plus en plus fréquents, effectués par Internet.

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