Le crédit révolving

Finance / Budget

Le crédit revolving, autrement nommé prêt permanent, se présente sous la forme d’une réserve d’argent, utilisable à tout moment et qui se renouvelle partiellement au fur et à mesure des remboursements. Le succès de ce type de contrat est dû à la forte demande de crédits, souvent répétés, mais dont le montant reste peu élevé.

En ce qui concerne son fonctionnement, le crédit revolving se présente sous deux formes distinctes : la « ligne de crédit », il s’agit, dans ce cas-là, d’une autorisation, accordée par un établissement bancaire, permettant de prélever des fonds jusqu’à un montant prédéterminé, au moyen de virements ou de chèques, et la « carte de crédit », qui consiste alors en un moyen de paiement délivré, par un magasin ou un organisme financier, dans le but de régler directement ses achats, dans une limite préalablement définie. Depuis l’adoption de la loi Chatel, le 28 janvier 2005, le montant total de l’emprunt lié à ce type de contrat ne doit pas dépasser 21 500 €, sa durée ne peut, en principe, excéder un an mais reste renouvelable par tacite reconduction, et ce sans aucune limite.

Cette même décision a également permis plus de souplesse dans l’utilisation de ces crédits à la consommation ; ainsi, le souscripteur peut, dès qu’il le souhaite, demander la diminution du plafond de sa réserve d’argent ou bien encore la suspension voire la résiliation du contrat. Pour ce qui est du remboursement, celui-ci s’effectue moyennant le versement de mensualités qui reconstituent peu à peu la réserve d’argent permettant ainsi de pouvoir utiliser à nouveau une partie de cette somme, pourtant récemment restituée.

Aucun justificatif des dépenses liées à ce type d’emprunt n’est demandé, il s’agit d’un prêt non affecté, avec tous les inconvénients que cela comporte, à savoir que si le bien financé est défectueux ou inexistant, car non livré, par exemple, le remboursement du crédit revolving doit quand même être honoré, tandis qu’un prêt affecté perd toute valeur du fait de la perte de l’objet.

Par ailleurs, même si ces contrats présentent l’avantage de dépanner en cas d’imprévus, le taux d’intérêt, souvent révisable, qui leur est appliqué, les rend très coûteux, le TEM constaté au troisième trimestre 2008 s’élevait à 15,82 % pour un montant inférieur à 1 524 € et à 15,54 % au-delà de cette somme, le TEG s’approchant alors du taux d’usure, c’est-à-dire le taux légal, déterminé trimestriellement par la Banque de France et qui ne doit pas être dépassé. Il convient donc de rester prudent face à ce type d’offres car bien que les petites mensualités le rendent particulièrement attractif, sa durée de remboursement peut s’avérer, au final, excessivement longue, une grande partie des échéances servant, en premier lieu, à payer des frais annexes, tels que les frais de gestion, d’assurance…, au détriment du capital.

Les associations de consommateurs, constatant le rôle important du crédit revolving dans le surendettement des ménages, 84 % des dossiers déposés auprès de la Banque de France, en juin 2008, en comprenaient au moins un, luttent aujourd’hui pour un encadrement plus strict de sa distribution ainsi que de son fonctionnement, les organismes délivrant ce type de contrat ne semblant pas toujours très enclins à vérifier l’état des finances du souscripteur avant de débloquer les fonds ou d’augmenter le plafond de la réserve d’argent.




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