Les multiples facettes de l’AOC Gaillac

Cuisine

Le vignoble Gaillac, dont l’existence remonte au IVème siècle avant JC, est l’un des rares à produire sur ses 2 800 hectares sept variétés de vins, rouges, blancs ou rosés. Il est réparti sur les deux rives du Tarn et se distingue par la grande variété de ses cépages.

Un petit univers à lui tout seul

Les Gaillac sont des vins du Sud-Ouest par excellence. A 50 km au nord-est de Toulouse et remontant au nord jusqu’à Cordes, le vignoble inscrit son territoire dans celui du département du Tarn (73 communes).

Climats océanique et méditerranéen

Ses vins sont le fruit de la douceur du climat. La proximité de l’océan le protège d’hivers trop rigoureux et l’influence méditerranéenne lui prodigue des étés secs et chauds. Les risques de gelées limités, la pluviométrie satisfaisante et le vent d’autan soufflant en été comme en automne assurent une parfaite maturation des raisins.

Sous ce climat bienfaiteur, il est possible de juxtaposer des cépages aussi différents que le braucol et la syrah.

Sols sableux à argilo-calcaires

Les sols, tout aussi variés, accueillent facilement un grand nombre de cépages. En effet, le secret du vignoble gaillacois repose sur les trois types de terrain qui se succèdent.

Tout d’abord au sud du Tarn, à un modeste niveau d’altitude, les terrasses fluviatiles offrent les terres les plus précoces, faites de galets, de graviers et de sable. Elles sont suivies par les coteaux argilo-calcaires situés entre Vère et Tarn, sur une altitude déjà plus élevée et entrainant une maturité plus tardive des raisins. Au nord de la Vère, le vignoble prospère sur le plateau cordais dont les sols argilo-calcaires sont à forte teneur en calcaire actif. C’est ici que la vigne se développe plus tardivement.

Multiplicité des cépages

Sans surprise, sols et climat autorisent une grande diversification des cépages. Toutefois, ce sont les cépages historiques de la zone viticole de Gaillac qui sont encore les mieux représentés.

Côté blancs : mauzacs, loin-de-l’œil (« Len de l’El »), ondenc et verdanel

Côté rouges : duras, braucol (ou fer servadou), négrette et prunelart

Progressivement, ont été installés des cépages dits « d’appoint », dont la part est devenue non négligeable : muscadelle, sauvignon et sémillon pour les vins blancs, puis pour les vins rouges syrah, cabernets franc et sauvignon, merlot et gamay.

Une production multimillénaire

La création du vignoble remonte à l’époque des Rutènes, un des peuples gaulois. Les romains prendront le relai apportant de nouveaux cépages et le vignoble sera plus tard développé par les moines de l’abbaye Saint-Michel de Gaillac.

Forte d’une densité de plantation de 4 000 pieds/ha, la production annuelle est en moyenne de 165 000 hl.

Le rendement est de

- 45 hl/ha pour les gaillacs blancs doux, les premières côtes et les effervescents-méthode-gaillacoise.

- 60 hl/ha pour les blancs secs et les effervescents- méthode-traditionnelle.

- 55 hl/ha pour les rouges, rosés et primeurs.

L’AOC a été accordé pour les blancs en 1938, puis en 1970 pour les rouges et rosés.

L’AOC Gaillac comporte sept sous-appellations.

Vins blancs :

- AOC Gaillac Blanc sec

- Gaillac Fraîcheur perlée

- Gaillac Doux

- Gaillac Mousseux

Vins rouges :

- AOC Gaillac Rouge

- Gaillac Primeur pour les rouges

Vins rosés :

- AOC Gaillac rosé

Les incontournables sont

- Château Bouscaillous, La centenaire doux fût (vin blanc doux)

- Domaine d’Escausses, La vigne blanche (vin rouge de syrah, braucol, merlot, duras, cabernet-sauvignon)

- Vignerons de Rabastens, Raimbault (vin rouge de cépages duras, syrah, braucol)

- Domaine de Causse-Marines, Zacmau (vin blanc de mauzac sur calcaire)




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