Location d’appartement : attention aux arnaques du web

Finance / Budget

Une nouvelle pratique se développe de plus en plus en ce qui concerne les offres de location. De fausses annonces circulent sur la toile, et beaucoup d’étudiants sont victimes de ces fraudes.

Elles sont présentes sur tous les sites internet d’annonces immobilières, même ceux que l’on pensait sûr comme Seloger.com ou Leboncoin.fr qui travaillent pourtant avec les principales agences de gestion locative. Depuis quelques mois, beaucoup de témoignages se recoupent et dénoncent le même procédé. De fausses annonces de location d’appartement.

Le principe est simple.  La victime cherche à louer un logement et épluche les annonces sur le web. La personne repère enfin quelque chose d’intéressant et contacte, logiquement, le propriétaire. Tout se passe bien. Il donne des détails sur l’appartement, et fournis même de fausses photos.

Mandat cash exigé

Avant même de faire visiter le bien, le propriétaire demande le versement d’un dépôt de garantie, ou d’une avance sur le premier loyer. Certains ne vont pas jusque là, et expliquent simplement que la visite de l’appartement nécessite une centaine d’euros. Mais les chèques, ou autres moyens de paiement, ne sont pas acceptés. Le fraudeur demande le versement par mandat cash. Il peut ainsi récupérer l’argent sans laisser de traces, puisque cela reste anonyme.
Les arnaqueurs s’attaquent davantage aux étudiants, qui sont souvent dans l’urgence. Pour ceux qui habitent en province et qui cherchent à rejoindre une grande ville, c’est encore plus simple.
Certains ont eu la « chance »  de visiter un de ces logements. Mais il faut savoir que souvent ces appartements ont été forcés pour l’occasion. Le bien n’existe tout simplement pas, et les victimes se retrouvent à payer pour rien.

Un phénomène qui prend de l’ampleur

Au fur et à mesure que la rentrée approchait, ces arnaques se sont multipliées.
Les autorités se penchent enfin sur ce phénomène. Pour ne pas devenir une victime de ces fraudes, ils conseillent avant tout d’insister pour rencontrer le propriétaire. Ensuite, il faut visiter l’appartement avec lui et ne rien verser avant la signature du contrat, et surtout pas par mandat cash. Cette pratique est à proscrire. C’est le journal Le Parisien qui a révélé l’ampleur de ces fraudes. Dans ses colonnes Jean-Marie Dragon, directeur marketing à la Banque postale fait comprendre que : « Le mandat cash n’est pas fait pour échanger de l’argent avec des inconnus.
Nos guichetiers ont été sensibilisés à cette question, mais il faut que le grand public comprenne que sur le Web, on doit être aussi méfiant que dans la vie réelle.»
Aucun propriétaire ne peut, selon la loi, demander le versement d’une somme d’argent avant la signature d’un contrat : «Aucun bien, effet, valeur, somme d’argent, représentatif de commissions, de frais de recherche, de démarche, de publicité ou d’entremise quelconque, n’est dû» ou «ne peut être exigé ou accepté» avant que la location du bien « ait été effectivement conclue et constatée dans un seul acte écrit contenant l’engagement des parties » (article 6 de la loi 70-9 du 2 janvier 1970).

Même si les sites d’annonces de logements expliquent tout faire pour éviter ce genre d’arnaque, rien ne leur permet de tout filtrer. Ces fraudes peuvent être rapidement signalées sur le site https://www.internet-signalement.gouv.fr. Il est possible, en parallèle, de dénoncer l’escroquerie dont vous avez été victime au service de  la répression des fraudes.
Le Parisien révèle que le mois dernier, un homme a été arrêté par la police. Il aurait soutiré plus de 70 000 euros avec ces fausses annonces de location. Plusieurs dizaines de personnes lui ont répondu dans toute la France. Une femme a également été interpellée. Il semble pour le moment qu’elle travaillait pour le compte d’un réseau d’arnaque, basé en Afrique de l’Ouest.

Carole Schirrer

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