Mobilité des personnes malades, handicapées ou senior

Santé / Bien-être

Pouvoir se déplacer seul, sans l’aide d’une autre personne, constitue un atout psychologique très important pour les personnes âgées, malades ou handicapées. Pour ce faire, plusieurs appareils et accessoires sont mis à leur disposition comme le fauteuil roulant ou les orthèses.

Les fauteuils roulants et les déambulateurs

Le fauteuil roulant ou véhicule pour handicapés physiques n’est pas réservé à l’usage des handicapés. Il est également utilisé dans le cadre hospitalier pour le transport ou le déplacement des personnes âgées qui souffrent de déficience de l’appareil locomoteur. Le matériel doit être adapté à son utilisateur et à ses besoins. Ainsi, le fauteuil roulant d’un jeune accidenté paraplégique, par exemple, n est pas du même modèle que celui d’un octogénaire. Habituellement, on distingue trois types de fauteuils roulants. En milieu  hospitalier, on utilise surtout les fauteuils sans motorisation, pliables et munis de quatre roulettes. Les fauteuils équipés de roues arrière de grand diamètre sont destinés aux personnes paralysées des membres inférieurs mais qui disposent suffisamment de force dans les bras pour mettre en mouvement le fauteuil au moyen de volant intégré à la roue. Les fauteuils de compétition utilisés par les sportifs handicapés sont plus légers et plus faciles à manoeuvrer. Certains modèles de fauteuils roulants sont dotés de roues motorisées qui aident à la propulsion. Ils sont conçus pour les personnes qui ne possèdent pas assez de force musculaire des bras mais qui ne veulent pas basculer vers les fauteuils motorisés pour des raisons surtout psychologiques. Les fauteuils motorisés sont surtout utilisés par les personnes âgées qui ne peuvent par propulser elles-mêmes leur fauteuil. La Sécurité Sociale fixe un plafond pour le remboursement des fauteuils roulants, le surplus est à charge de l utilisateur. Il est possible de passer par une location de fauteuil roulant. Un déambulateur est un appareil qui permet à des personnes ayant des problèmes locomoteurs de se déplacer de façon autonome, le maintien de l’équilibre étant facilité par les quatre pieds du déambulateur. Le modèle le plus utilisé est le déambulateur fixe sans roues. Pour se déplacer, la personne soulève l’appareil et le pose plus loin. Elle  peut ainsi avancer tout en gardant l’équilibre en se cramponnant au déambulateur. Pour un usage optimal, il est primordial de régler la hauteur de l’appareil en fonction de la taille de son utilisateur. Pour ce faire, l’utilisateur doit se tenir droit bras pendants devant l’appareil et il suffit ensuite de placer les poignées du déambulateur au niveau du poignet du patient. Quant au rollator, c’est un déambulateur muni de roulettes qui dispensent de soulever l’appareil. Le déambulateur articulé ou pliant permet également de ne plus soulever l’appareil. Pour avancer, il faut s’appuyer sur un côté et de déplacer l’autre côté. Enfin, le déambulateur releveur dispose de 2 poignées situées en bas de l’appareil. Cela permet à son utilisateur de passer de la position assise à la position debout très facilement. Le verticalisateur permet de mettre le patient en position verticale pour son confort et son independance.

Les cannes

En ce qui concerne les cannes, elles sont destinées aux personnes qui ont des difficultés à marcher. Les cannes en bois sont solides mais non réglables. Le choix du bois, de la poignée et du coloris est laissé à l’appréciation de l’utilisateur. Les cannes de marche en métal ont l’avantage d’être réglables en hauteur et d’être disponibles en plusieurs modèles. Les cannes anglaises appelées parfois béquilles sont également réglables en hauteur et existent en version enfant. L’appui se fait sur les avant-bras, ce qui constitue un indéniable avantage par rapport aux béquilles habituelles où l’appui se fait sous les aisselles avec le risque de troubles de compression du paquet vasculo-nerveux axillaire.

Les orthèses, les chaussures orthopédiques

A la différence des prothèses, les orthèses ne sont pas destinées à remplacer un membre ou un organe mais à aider une fonction locomotrice déficiente au moyen d’une action mécanique. Dans le domaine de la mobilité, les orthèses aident les personnes qui présentent des malformations au niveau du pied, des pathologies au niveau de la hanche et du genou. Les orthèses plantaires sont, par exemple, utilisées en cas d’inégalité de longueur des membres inférieurs (moins de 2 cm), d’affaissement de la voûte plantaire, de pied creux ou plat, de pied bot varus équin, de polyarthrite rhumatoïde ou de cors volumineux. Ce sont des pièces mécaniques individualisées conçues en fonction du défaut à corriger. Il y a également les chaussures orthopédiques qui sont réalisées par des spécialistes sur prescription médicale pour convenir à différentes affections du pied. En cas d inégalité de longueur des membres inférieurs (plus de 2 cm), la semelle épaisse des chaussures orthopédiques évitent de boiter. Pour les personnes qui ont un pied creux ou un pied bot, les chaussures orthopédiques moulent la déformation sans apporter une correction. Elles permettent une démarche indolore et confortable tout en dissimulant la déformation. Ces chaussures peuvent être utilisées pour des maladies qui n’affectent pas directement l’appareil locomoteur telles que la sclérose en plaque, le diabète ou le spina bifida (fissure verticale du rachis). Les chaussures orthésiques sont fabriquées au cas par cas. En effet, elles ne sont pas uniquement destinées à mouler une déformation mais également à la compenser et la corriger.

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