Zermati, le régime des stars !

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Perdre du poids tout en se faisant plaisir ? C’est une utopie pour beaucoup de femmes qui multiplient les régimes sans résultat durable. Souvent, la diète se résume beaucoup plus à une torture où on se prive au maximum pour avoir un poids minimum. Avec le régime Zermati, adopté par les stars les plus célèbres, il n’est plus nécessaire de se priver pour perdre du poids.

Jean-Philippe Zermati, médecin nutritionniste et fondateur du Groupe de Réflexion sur l’Obésité, abrégé le G.R.O.S, explique dans son livre « Maigrir sans régime », paru aux éditions Odile Jacob, que « 95% des personnes ayant perdu du poids regrossissent dans les trois ans et dépassent leur poids initial », et que donc les régimes amaigrissants n’ont aucun avenir. Exit donc les Dukan et compagnie, car pour lui, l’avenir de la perte de poids, c’est le « non régime ».

Etrange raisonnement. Zermati parle précisément d’autorégulation, un terme qui semble plus approprié à la notion de perte de poids. Le médecin explique tout d’abord que chaque femme est génétiquement programmée pour un poids de forme en dessous duquel il n’est pas possible de descendre.

Ce dernier explique par ailleurs que des croyances fausses pullulent notre société. Par exemple, penser qu’un flan vous fera plus grossir qu’un saladier de ratatouilles. C’est faux. Le docteur Zermati demande à ce qu’on abolissent les notions d’aliments « grossissants » et d’aliments « non grossissants », pour se concentrer uniquement sur les fausses idées.

La clé du régime Zermati, c’est de ne pas laisser les facteurs émotionnels gérer nos envies de nourriture. En résumé, d’éviter le grignotage, principal ennemi de la minceur. Il est en général beaucoup plus favorisé par la situation mentale (provoquée par exemple par la vision d’une tarte aux fraises) plutôt que par la faim en elle-même. Il devient donc important de s’arrêter une fois rassassié, et de ne manger qu’en cas de faim.

Jean-Philippe Zermati précise toutefois qu’il ne s’agit pas seulement de n’écouter que son corps et de ne plus porter attention à ses émotions. On mange avec son estomac, mais aussi avec sa tête, son mental. Notre faim dépendra toujours de notre état. C’est pour cela que les personnes déprimées ou qui s’ennuient ont tendance à beaucoup manger.

Le docteur Zermati conseille de tenir un carnet alimentaire pour une durée de dix jours. Sur ce carnet seront notées les conditions de prise de chaque repas mais aussi les sensations alimentaires ressenties alors. L’équilibre alimentaire peut revenir au bout de plusieurs semaines, après avoir consommé de manière journalière la dose de nourriture réclamée par notre corps.

Pour le nutritionniste, il ne faut donc pas manger selon des règles, mais aussi par faim et par plaisir. Cela signifie, ne pas manger à l’heure des repas si l’on n’a pas faim, mais d’attendre d’avoir faim pour manger. Pour illustrer sa théorie, Jean-Philippe Zermati explique que ce serait comme « recharger une batterie qui est déjà remplie ». Ca ne sert strictement à rien. En clair, le régime alimentaire, c’est aussi un peu de bon sens et de bien-être.

Assia Hamdi




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